Voici quelques termes à mieux comprendre et bien discerner, pour commencer :
- shōjo
- shōjo-ai
- Yuri
Le shōjo :
En occident, le mot shōjo, qui signifie adolescente en japonais, est exclusivement utilisé pour désigner un type de manga. Le shōjo manga, parfois écrit shoujo manga, est un style de manga dont la cible éditoriale est avant tout constituée par les jeunes adolescentes, même si les garçons en lisent aussi. Le genre est à opposer au shōnen manga (qui signifie : le manga pour jeune garçon).
Informations : Le shōjo manga tient ses racines dans l'ère Meiji et prend de l'expansion dans les années 1950. Cependant, c'est qu'au début des années 1970 que ce genre de manga s'est vu vraiment redéfinir, avec les titres du Groupe de l'an 24. Ce sont ces mangaka qui ont inventé, entre autres, le sous-genre du shōnen ai.
Par rapport au shōnen manga, ce genre se caractérise par des récits davantage centrés sur les relations entre personnages. Ces derniers sont souvent dotés d'immenses yeux supposés exprimer davantage les émotions. Les métaphores visuelles et flash-back sont omniprésents ; en général, ce type de manga se centre sur une histoire d'amour aux étapes très conventionnelles.
Source : Wikipedia - Le Shōjo
Le Shōjo-ai :
Le shōjo-ai (amour de jeunes filles) est du shōjo manga (bande dessinée japonaise pour fille) avec une pointe d'amour en plus (en effet, en japonais, "ai"signifie amour). Il parle le plus souvent de relations sous-entendues ou de fortes amitiés entre deux femmes.
Informations : Au Japon, la culture du "sempai" fait que les filles ont une admiration quasiment sans bornes pour leur supérieure, véritable modèle, d'où le flou de leurs sentiments...
On note une nette recrudescence des représentations shōjō-ai dans les médias grand public tels que les mangas et animes depuis le début des années 2000, le plus souvent comme un point de détail (deux filles parmi d'autre, l'histoire s'intéressant à toute une classe ou à d'autres protagonistes), mais aussi parfois comme point d'intérêt, comme dans "Kashimashi, girl meets girl" (un triangle amoureux uniquement féminin).
Après l'apparition du terme "Boy's Love" pour le shōnen-ai, le terme "Girl's Love" (gāruzurabu) est apparu au milieu des années 2000.
Source : Wikipedia - Le Shōjo-ai
Le Yuri :
Au Japon, le terme yuri (qui signifie littéralement « lys », les noms de plantes étant souvent utilisés pour les prénoms féminins) fait référence aux relations homosexuelles entre femmes. Le yuri est différent du shōjo-ai : il annonce clairement qu'il s'agit d'amour et il y a souvent des scènes sexuelles, explicites ou non. Cette tendance existe depuis plus de temps qu'on ne le pense, mais les relations féminines étaient autrefois cachées dans l'intrigue principale de l'histoire...
Informations : Il est apparu en 1971, de la plume d'Ito Bongaku, rédacteur en chef du Barazoku, un magazine homosexuel pour hommes qui a désigné la communauté lesbienne de yurizoku (« tribu de lys ») alors qu'eux-même étaient des barazoku, (« tribu de roses »). Ce nom a été repris dans de nombreux mangas et dōjinshi hentai qui ont alors désignés les personnages lesbiens en les nommant Yuri ou Yuriko. Notons au passage que les lesbiennes japonaises ont abandonné depuis longtemps l'usage de yurizoku pour se désigner en tant que communauté.
Le yuri dans le manga francophone : Le yuri, en tant que genre, est souvent utilisé (et donc de façon abusive) comme synonyme de Shōjo-ai. Il exclut donc la pornographie à destination des hommes et fait référence aux mangas shōjo, josei et seinen (le josei ou seinen aborde les sujets de manière plus sérieuse, plus crue et parfois plus violente psychologiquement et les personnages sont décrits comme plus complexes, pas aussi idéalistes et idéalisés) qui présentent des relations féminines plus ou moins homosexuelles.
Un des couples yuri les plus connus est celui constitué de Sailor Uranus et de Sailor Neptune dans la série Sailor Moon. Un autre couple est celui qui voit une relation se développer entre Utena Tenjô et Anthy Himemiya dans Utena la fillette révolutionnaire (relation qui existe plus dans le film issu de la série que dans la version papier). En francophonie, depuis qu'Asuka a lancé en 2004 une collection dédiée, avec notamment les œuvres d'Ebine Yamaji, une mangaka homosexuelle, mais aussi avec l'arrivée de Blue de Kiriko Nananan et avant la parution de Suppli de Mari Okazaki chez Delcourt, on peut dire que les mangas yuri ont désormais réellement droit de cité dans le paysage du manga francophone.
Source : Wikipedia - Le yuri___________________________
!! Surtout ne pas mélanger Yuri et Hentai !!
De par sa définition d'œuvre à caractère sexuel, on croit abusivement que le yuri ne sont qu'une simple œuvre pornographique centrée sur le sexe, rien de plus que du hentai ou pornographie pour fille.
!! Et bien NON ce n'est pas que ça et d'ailleurs, il vaut mieux utiliser le mot Hentai pour le porno !! Les mangas, romans et animes yuri offrent en fait un vaste panel de genres, de la comédie à la science-fiction, des robots géants à la romance de collégiens, avec en général de longues et complexes intrigues. L'acte sexuel y apparaît le plus souvent comme un acte d'amour et ce n'est pas le sexe le seul intérêt du manga, la romance servant toujours de toile de fond principale. Nombre de mangas yaoi ou yuri sont même peu explicites. On notera d'ailleurs la tendance à ne pas dessiner les organes génitaux, même dans des anime yuri très axés sur les relations intimes. Alors que le hentai est lui pervers, pornographique, parfois sadique et mettant en scène viols ou incestes. Ça, c'est immorale !.